Préambule





A travers des reportages photographiques, nous allons vous faire visiter les nombreuses nécropoles picardes de la Grande Guerre de 1914.
Ce conflit a laissé une empreinte considérable dans la région : bataille de la Somme, chemin des Dames etc...Les nécropoles des soldats français, anglais, allemands sont des témoins émouvants de cette tragédie. C'est toujours avec une réelle émotion que nous prenons ces clichés.
Que la mémoire de ces hommes soit toujours présente pour ne pas oublier.








lundi 16 février 2026

Parcours militaire de mon grand père Charles François COLIN

 🇫🇷 CHARLES FRANÇOIS COLIN (matricule 8330, classe 1913, bureau de Giromagny)

Reconstitution du parcours militaire et intégration dans l’historique du 359ᵉ RI


🧍‍♂️ 1. Avant-guerre : service militaire (1913–1914)

Novembre 1913

Incorporé au 159ᵉ RI (Briançon), régiment d’active correspondant à son bureau de recrutement (Giromagny → région militaire de Belfort → affectations alpines fréquentes).

Instruction, manœuvres, préparation au service en montagne.

Août 1914 : mobilisation générale

Comme tous les réservistes du 159ᵉ RI, il est versé dans son régiment de réserve :

👉 le 359ᵉ RI, créé le 2 août 1914.

Il fait donc partie des hommes de la première heure du régiment.


🪖 2. 1914 — Intégration au 359ᵉ RI et premiers combats

Août–Septembre 1914

Formation du régiment à Briançon, Saint‑Blaise, Chamandrin.

Charles COLIN participe à l’instruction accélérée des réservistes.

14 septembre 1914

Départ pour le camp de La Valbonne (Ain).

Constitution de la 151ᵉ brigade (297ᵉ, 357ᵉ, 359ᵉ RI).

Fin septembre 1914

Transport vers les Vosges.

Débarquement à Bruyères.

Entrée en ligne : premières tranchées, premières pertes.

👉 COLIN est présent dans ces premières opérations, comme soldat de 2ᵉ classe ou caporal selon son instruction et passé sergent.


🪖 3. 1915 — Guerre de positions (Vosges / Lorraine)

Toute l’année 1915, le 359ᵉ RI tient des secteurs difficiles et montagneux.

Janvier – Juin 1915

Secteurs vosgiens : combats locaux, patrouilles, coups de main.

Conditions hivernales très dures.

Juillet – Décembre 1915

Alternance de repos et de tranchées.

Déplacements entre Vosges et Lorraine.

👉 COLIN vit une année d’usure, typique des régiments de réserve :

froid, corvées, bombardements sporadiques, pertes régulières.


🔥 4. 1916 — Verdun (moment décisif de sa vie militaire)

Juin 1916

Le 359ᵉ RI est engagé dans la bataille de Verdun, secteur de Bras‑sur‑Meuse.

Bombardements massifs, pertes très lourdes.

👉 COLIN participe à Verdun, événement majeur de son parcours.

C’est probablement l’épisode le plus violent qu’il ait connu.

Juillet – Décembre 1916

Reconstitution du régiment après Verdun.

Secteurs plus calmes (Lorraine / Champagne).

👉 COLIN survit à Verdun — ce qui n’est pas rien.


🪖 5. 1917 — L’Aisne (Chemin des Dames)

Juin 1917

Secteur de Filain.

Bombardements constants, attaques locales.

Août 1917

Secteur de Vauxrezis.

👉 COLIN traverse une année d’usure, mais moins meurtrière que 1916.


🪖 6. 1918 — L’Oise, résistance puis dissolution

Juin 1918

Combats à Courcelles‑Épayelles (Oise).

Le régiment subit de lourdes pertes.

👉 COLIN est très probablement engagé dans ces combats, sauf blessure antérieure.

Août 1918

Secteur de Campagne (Oise).

Participation à la contre‑offensive alliée.

5 octobre 1918

Dissolution du 359ᵉ RI.

Les survivants sont versés au 14ᵉ RMT.

👉 COLIN est alors transféré dans ce régiment, sauf s’il a été blessé, évacué ou détaché.


 18 juin 1916 – Verdun

Le JMO signale un bombardement massif sur Bras‑sur‑Meuse.
COLIN est blessé ce jour-là (fiche matricule : “blessé par éclat d’obus le 18/06/1916”).

Août 1917 – Vauxrezis

Le régiment subit des pertes en patrouille.

COLIN est cité à l’ordre du régiment le 22/08/1917.







Un terrain d'aviation à Mézières en Santerre en 1916

 


 


✈️ Terrain d’aviation de Mézières‑en‑Santerre — Année 1916

📌 Statut en 1916

En 1916, Mézières‑en‑Santerre devient un terrain d’aviation avancé utilisé par l’Aéronautique militaire française pendant la bataille de la Somme (juillet–novembre 1916).

Ce n’est pas encore un terrain permanent, mais un terrain provisoire structuré, réutilisé par plusieurs unités.

✔️ Caractéristiques du terrain en 1916

Terrain herbeux, aménagé sommairement.

Situé au nord du village, vers Bouchoir.

Utilisé pour :

l’observation d’artillerie,

la reconnaissance,

la protection aérienne du secteur Chaulnes–Rosières–Lihons.

Proximité immédiate du front (10–12 km), ce qui en fait un terrain avancé mais exposé.


✈️ Escadrilles françaises présentes en 1916

Les archives de l’Aéronautique militaire indiquent que plusieurs escadrilles ont utilisé Mézières‑en‑Santerre en 1916, notamment :

Escadrilles d’observation (Caudron)

C 11

C 17

C 43

Ces unités effectuent des missions de réglage d’artillerie et de reconnaissance photographique.

Escadrilles de chasse (Nieuport)

N 103 (future SPA 103, célèbre escadrille des Cigognes)

N 26 (présence ponctuelle)

Ces escadrilles assurent la couverture aérienne du secteur.

Groupements

Mézières‑en‑Santerre dépend alors du Groupe de Bombardement et d’Observation du 10ᵉ Corps d’Armée.


📍 Localisation précise

Le terrain se trouvait :

au nord du village,

entre Mézières‑en‑Santerre et Bouchoir,

sur les plateaux agricoles,

à proximité de la route Rosières–Chaulnes.

Des cartes d’état‑major annotées par les escadrilles montrent clairement ce positionnement.


📌 Évolution après 1916

1917 : le terrain est agrandi et mieux organisé.

1918 : il est utilisé jusqu’à l’offensive allemande de mars (opération Michael), puis évacué et détruit.


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