Préambule
A travers des reportages photographiques, nous allons vous faire visiter les nombreuses nécropoles picardes de la Grande Guerre de 1914.
Ce conflit a laissé une empreinte considérable dans la région : bataille de la Somme, chemin des Dames etc...Les nécropoles des soldats français, anglais, allemands sont des témoins émouvants de cette tragédie. C'est toujours avec une réelle émotion que nous prenons ces clichés.
Que la mémoire de ces hommes soit toujours présente pour ne pas oublier.
mercredi 7 novembre 2018
Lucien Joseph CHARTIER Mort pour la France
Membre de notre famille
Lucien Joseph CHARTIER est né le 30 Janvier 1888 à Chennevières-lès-Louvres (Val d'Oise)
Classe 1908, matricule 416.
Rappelé à l'activité par suite de mobilisation générale décret du 1 Août 1914.
Arrivé le 7 Août 1914 à la 2ème section de commis & ouvriers, passé le 1 Octobre 1915 à la 12ème section de commis & ouvriers, passé le 14 Octobre 1916 au 13
0ème Régiment d'infanterie, passé le 25 Février 1917 au 410ème Régiment d'infanterie.
Tué par éclat d'obus le 3 Octobre 1918 au combat de Sainte Marie de Py (Marne)
Citation à titre posthume à l'ordre du Régiment n°: 165 du 25 Août 1920.
" a toujours été un vaillant soldat faisant constamment preuve de courage et de dévouement. Tombé glorieusement pour la France le 3 Octobre 1918 à Sainte Marie à Py Marne.
Décoration Croix de guerre "Etoile de bronze"
Un secours de 150 Francs a été payé le 10 Février 1919 à Monsieur Félix CHARTIER son père.
L’INVASION DE SEPTEMBRE 1914
Dès le 2 septembre, Sainte Marie à Py brule. La
commune est occupée par les allemands de la 3ème armée du Général VON
HAUSEN, suite à la retraite stratégique de l’armée française. le 2 09
1914 Des soldats français postés au cimetière avaient tué deux hulans
(Soldats allemands à cheval) qui arrivaient en éclaireur de St Etienne à
Arnes :Gallois Marie Hippolyte Ernest 1852/1914,Guénard Jean Marie
Ovide 1855/1914,Jacquart Nicolas Alexandre Valentin 1837/1914
Sainte Marie restera occupée jusqu’au 4 octobre 1918.
OFFENSIVE DU 25 SEPTEMBRE 1915
Les journées du 25, 26, 27, 28 et 29 se succèdent
marquées par des assauts sans cesse répétés. L’ordre étant de faire
coûte que coûte, une brèche et atteindre l’objectif : Les hauteurs de
Sainte Marie à Py. Des tranchées sont creusées au sud du chemin de fer.
OFFENSIVE DU 29 SEPTEMBRE ET 3 OCTOBRE 1918
Le 29 à l’aube, les RI reçoivent l’ordre fixant
l’attaque pour l’enlèvement des organisations ennemies au Nord du
ruisseau de la Py.
Ce fut, du 2 au 4 octobre, malgré la stupéfaction et
le désarroi de l’ennemi toute une succession de combats acharnés, tour à
tour les troupes Française ou Allemandes ont le dessus.
Julien THERY Mort pour la France
Membre de notre famille
Julien THERY est né le 21 Janvier 1891,
classe 1911, matricule 575 bureau d'Avesnes (Nord)
Soutien de famille le 27 Août 1913.
Passé dans la réserve de l'armée active le 1 Octobre 1914, maintenu sous les drapeaux décret de mobilisation générale du 1 Août 1914.
Incorporé au 1er Rgiment d'infanterie.
Incorporé au 1er Rgiment d'infanterie.
Tué à l'ennemi du 21 au 25 Février 1915 au combat de Beauséjour (Marne)
Avis du 1 Mai 1916 "Mort pour la France"
Décès fixé au 24 Février 1915 par jugement déclaratif de décès rendu par le Tribunal de Cambrai le 6 Octobre 1921.
Combats du
Fortin de Beauséjour
Le 24 février 1915, le colonel Condamy, commandant le régiment, reçoit l'ordre d'alerter les bataillons disponibles et de les tenir prêts à partir pour le ravin des Pins, par Courtemont.
L'ordre de départ arrive à 1 h. 15. Le Colonel conduit lui-même les six compagnies, qui étaient en réserve à Maffrecourt. Le 1er bataillon (commandant Posth) cantonne à Minaucourt; le 2e bataillon (commandant Montégu), au ravin des Pins. Les deux bataillons ont été mis à la disposition du lieutenant-colonel Bonnin, commandant le 22e régiment d'infanterie coloniale, pour les opérations projetées contre le fortin allemand situé au nord-ouest de Minaucourt et connu sous le nom de Fortin de Beauséjour. Cet ouvrage, pris et perdu déjà sept fois, avait été enlevé et reperdu, le 24, par le 22e régiment d'infanterie coloniale. Harangués, le 26, par le Colonel et mis au courant de ce qu'on attendait d'eux, les hommes des deux bataillons entrent aux tranchées dans la nuit du 26 au 27, animés du plus vif enthousiasme et décidés à s'emparer à tout prix du fortin et à le conserver. L'attaque, fixée au 27, doit se déclencher à 15 h. 45. L'artillerie la préparera par un bombardement serré de 15 h. 30 à 15 h. 45. Les bataillons sont placés face au fortin à enlever.
Le 1er bataillon sur la face Est, le 2e bataillon sur la face Ouest.
La première vague est formée, au 1er bataillon, par les 2e et 3e compagnies; au 2e bataillon, par les 5e et 6e. La 4e compagnie et la 7e doivent aller renforcer les compagnies d'assaut dès que l'ouvrage sera enlevé et consolider les positions conquises.
Les 1re et 8e compagnies sont en réserve avec deux compagnies du 22e régiment d'infanterie coloniale.
A l'heure indiquée, les vagues d'assaut s'élancent avec un entrain admirable et dans un ordre superbe. Elles sont reçues par un feu de mousqueterie intense et par un violent tir d'artillerie.
Dès les premiers instants, les pertes sont terribles. Les officiers tombent les premiers à la tête de leurs hommes: au 1er bataillon, c'est d'abord le capitaine Saint-Gall, qui tombe blessé, et le sous-lieutenant Coupeau, tué; puis le capitaine Loche, le sous-lieutenant Boisseau, tués tous deux, et enfin le lieutenant Perrichon, qui, après avoir entraîné les 2e et 3e compagnies jusque dans l'ouvrage ennemi, tombe à son tour
blessé sous l'ouragan de fer et de plomb. Les deux compagnies hésitent un instant, mais se reprennent vite et se cramponnent au terrain conquis. Rien ne les en délogera plus.
Au 2e bataillon, le combat est aussi meurtrier et l'élan des marsouins est le même. La première vague entre d'un bond dans l'ouvrage et s'y avance jusqu'au niveau du 1erbataillon. Les officiers et soldats sont fauchés en masse, mais la position est prise et bien prise. Le bataillon perd le capitaine Delalbre, tué en s'exposant héroïquement pour demander le tir de l'artillerie; les sous-lieutenants Pelon, Clousset, Rossy sont tués.
Malgré tout, on progresse en combattant à la grenade.
Cependant, l'ennemi veut à toutes forces reprendre le fortin si âprement disputé; il lance quatre contre-attaques successives.
La dernière, faite le 28, à 8 heures, est d'une violence inouïe. Rien ne peut faire lâcher prise aux héroïques compagnies du 3e régiment d'infanterie coloniale; malgré le manque de vivres, malgré la pluie, malgré la fatigue des survivants, tous les efforts de l'ennemi échouent. Quand le 91e régiment d'infanterie vient relever les deux bataillons, l'ouvrage entier est bien à nous.
Le 24 février 1915, le colonel Condamy, commandant le régiment, reçoit l'ordre d'alerter les bataillons disponibles et de les tenir prêts à partir pour le ravin des Pins, par Courtemont.
L'ordre de départ arrive à 1 h. 15. Le Colonel conduit lui-même les six compagnies, qui étaient en réserve à Maffrecourt. Le 1er bataillon (commandant Posth) cantonne à Minaucourt; le 2e bataillon (commandant Montégu), au ravin des Pins. Les deux bataillons ont été mis à la disposition du lieutenant-colonel Bonnin, commandant le 22e régiment d'infanterie coloniale, pour les opérations projetées contre le fortin allemand situé au nord-ouest de Minaucourt et connu sous le nom de Fortin de Beauséjour. Cet ouvrage, pris et perdu déjà sept fois, avait été enlevé et reperdu, le 24, par le 22e régiment d'infanterie coloniale. Harangués, le 26, par le Colonel et mis au courant de ce qu'on attendait d'eux, les hommes des deux bataillons entrent aux tranchées dans la nuit du 26 au 27, animés du plus vif enthousiasme et décidés à s'emparer à tout prix du fortin et à le conserver. L'attaque, fixée au 27, doit se déclencher à 15 h. 45. L'artillerie la préparera par un bombardement serré de 15 h. 30 à 15 h. 45. Les bataillons sont placés face au fortin à enlever.
Le 1er bataillon sur la face Est, le 2e bataillon sur la face Ouest.
La première vague est formée, au 1er bataillon, par les 2e et 3e compagnies; au 2e bataillon, par les 5e et 6e. La 4e compagnie et la 7e doivent aller renforcer les compagnies d'assaut dès que l'ouvrage sera enlevé et consolider les positions conquises.
Les 1re et 8e compagnies sont en réserve avec deux compagnies du 22e régiment d'infanterie coloniale.
A l'heure indiquée, les vagues d'assaut s'élancent avec un entrain admirable et dans un ordre superbe. Elles sont reçues par un feu de mousqueterie intense et par un violent tir d'artillerie.
Dès les premiers instants, les pertes sont terribles. Les officiers tombent les premiers à la tête de leurs hommes: au 1er bataillon, c'est d'abord le capitaine Saint-Gall, qui tombe blessé, et le sous-lieutenant Coupeau, tué; puis le capitaine Loche, le sous-lieutenant Boisseau, tués tous deux, et enfin le lieutenant Perrichon, qui, après avoir entraîné les 2e et 3e compagnies jusque dans l'ouvrage ennemi, tombe à son tour
blessé sous l'ouragan de fer et de plomb. Les deux compagnies hésitent un instant, mais se reprennent vite et se cramponnent au terrain conquis. Rien ne les en délogera plus.
Au 2e bataillon, le combat est aussi meurtrier et l'élan des marsouins est le même. La première vague entre d'un bond dans l'ouvrage et s'y avance jusqu'au niveau du 1erbataillon. Les officiers et soldats sont fauchés en masse, mais la position est prise et bien prise. Le bataillon perd le capitaine Delalbre, tué en s'exposant héroïquement pour demander le tir de l'artillerie; les sous-lieutenants Pelon, Clousset, Rossy sont tués.
Malgré tout, on progresse en combattant à la grenade.
Cependant, l'ennemi veut à toutes forces reprendre le fortin si âprement disputé; il lance quatre contre-attaques successives.
La dernière, faite le 28, à 8 heures, est d'une violence inouïe. Rien ne peut faire lâcher prise aux héroïques compagnies du 3e régiment d'infanterie coloniale; malgré le manque de vivres, malgré la pluie, malgré la fatigue des survivants, tous les efforts de l'ennemi échouent. Quand le 91e régiment d'infanterie vient relever les deux bataillons, l'ouvrage entier est bien à nous.
Maurice LETON Mort pour la France
Membre de notre famille
Maurice LETON est né le 17 Septembre 1892 à Saint-André-de-la-Marche département du Maine & Loire.
Classe 1912, matricule 844
Incorporé au 9ème Bataillon colonial du Maroc.
Décédé le 6 Octobre 1914 des suites de blessures de guerre à Epernay (Marne)
Gaston Donat OUALLE Mort pour la France
Membre de notre famille
Gaston Donat Oualle est né le 4 Juin 1886 à Faverolles, classe 1906, matricule 841.
Rappelé à l'activité au 54ème Régiement d'infanterie par décret du 1 Août 1914 (mobilisation générale).
Nommé caporal le 20 Septembre 1914.
Nommé sergent le 20 Avril 1915.
Tué à l'ennemi le 15 Août 1918 au Bois des Loges.
"Malgré les tirs très violents des mitrailleuses et d'obus, a exécuté sa mission avec le plus grand mépris du danger aux attaques.
Croix de guerre " avec Etoiles"
Fernand ASSET Mort pour la France
Membre de notre famille.
Fernand ASSET est né le 22 Octobre 1891, classe 1911, matricule 407.
Soldat de seconde classe est passé au 294ème Régiment d'infanterie le 1 Octobre 1914.
Mort pour la France le 15 Juillet 1917 à Mont-notre-Dame département de l'Aisne.
Alphonse Henri Félix BOCHET "Grand Invalide de Guerre" 1915
Alphonse Henri Félix Bochet est né le 23 février 1894 à Rosny-sous-bois.
Matricule militaire 3488 Paris 1er Bureau classe 1914,
Cet oncle paternel frère de Amédée Louis a été blessé en janvier 1915 au bois de la Gruerie.
Blessures par balle à la cuisse et pieds gelés.
Amputations des articulations.
Blessé en Janvier 1915 au Bois de la Gruerie "blessure à la cuisse gauche par balle et pieds gelés"
Citation à l'ordre des armées du 17 Décembre 1916.
"Bon soldat a eu les pieds gelés en janvier 1915 à la suite d'un séjour très peinible dans les tranchées, amputé des deux pieds"
Médaille militaire: Croix de guerre "avec palme".
Est décédé le 26 Septembre 1921.
Matricule militaire 3488 Paris 1er Bureau classe 1914,
Cet oncle paternel frère de Amédée Louis a été blessé en janvier 1915 au bois de la Gruerie.
Blessures par balle à la cuisse et pieds gelés.
Amputations des articulations.
Blessé en Janvier 1915 au Bois de la Gruerie "blessure à la cuisse gauche par balle et pieds gelés"
Citation à l'ordre des armées du 17 Décembre 1916.
"Bon soldat a eu les pieds gelés en janvier 1915 à la suite d'un séjour très peinible dans les tranchées, amputé des deux pieds"
Médaille militaire: Croix de guerre "avec palme".
Est décédé le 26 Septembre 1921.
Le bois de la Gruerie se
situe à la bordure occidentale de la forêt d’Argonne, sur le territoire
du département de la Marne. Il tient son nom d’un droit royal, la
gruerie ou grurie, par lequel le souverain percevait une partie des
coupes de bois. De septembre 1914 à l’automne 1918, le bois se trouve
sur la ligne de front et est l’objet de combats acharnés.
Depuis l'automne 1914, le massif forestier de l'Argonne fait l'objet d'âpres combats. La forêt, épaisse et coupée de multiples ravins, rend les actions difficiles. Mais la lutte s'intensifie par la volonté du commandement allemand qui souhaite prendre pied sur la route Châlons-sur-Marne - Verdun.
Le 13 juillet 1915, la 3e armée allemande du général von Mudra attaque sur un front de 3 km, de la Gruerie à la Haute-Chevauchée, avec des moyens adaptés : emploi massif d'engins à tir courbe et d'obus chimiques. Des chênes et des hêtres séculaires sont broyés, les défenseurs annihilés. La première ligne française est emportée. La situation est difficilement rétablie sur la deuxième ligne et un nouveau front se dessine un peu plus au sud. Le front d'Argonne s'apaise et fait place à la guerre sournoise des mines. La forêt d'Argonne a joué un rôle défensif déterminant et les adversaires savent désormais que son relief ne permet que des opérations limitées.
La nécropole nationale "Ossuaire de la Gruerie" est située à la sortie de Vienne-le-Château sur la D63 conduisant à Binarville, en face de la nécropole nationale de Saint-Thomas-en-Argonne.
1 - Le Monument Ossuaire de la Gruerie : Il s'agit d'un ossuaire de 850 m3 créé en 1923 pour recueillir les restes d'environ 10 000 soldats non identifiés provenant du Bois de la Gruerie. Le monument porte comme seule mention « Aux Morts de la Gruerie 1914-1918». La cérémonie d'inauguration a eu lieu le 7 juillet 1929.
Au centre d'un mur en pierre de taille lisse se dresse une victoire sculptée. Elle est enchâssée en haut-relief à l'intérieur d'une niche recouverte de palmes. Drapée à l'antique et droite comme une khorè grecque, elle prend le visage d'une Marianne coiffée du bonnet phrygien. Ses ailes sont repliées dans le dos, une main présente la flamme du souvenir et un bras levé à l'horizontal indique la sépulture collective des morts
Sculpteur : Raoul-Eugène Lamourdedieu (1877-1953)
www.Verdun-Meuse.fr
cndp.fr/crdp-reims : le monument-ossuaire de la Gruerie
Depuis l'automne 1914, le massif forestier de l'Argonne fait l'objet d'âpres combats. La forêt, épaisse et coupée de multiples ravins, rend les actions difficiles. Mais la lutte s'intensifie par la volonté du commandement allemand qui souhaite prendre pied sur la route Châlons-sur-Marne - Verdun.
Le 13 juillet 1915, la 3e armée allemande du général von Mudra attaque sur un front de 3 km, de la Gruerie à la Haute-Chevauchée, avec des moyens adaptés : emploi massif d'engins à tir courbe et d'obus chimiques. Des chênes et des hêtres séculaires sont broyés, les défenseurs annihilés. La première ligne française est emportée. La situation est difficilement rétablie sur la deuxième ligne et un nouveau front se dessine un peu plus au sud. Le front d'Argonne s'apaise et fait place à la guerre sournoise des mines. La forêt d'Argonne a joué un rôle défensif déterminant et les adversaires savent désormais que son relief ne permet que des opérations limitées.
La nécropole nationale "Ossuaire de la Gruerie" est située à la sortie de Vienne-le-Château sur la D63 conduisant à Binarville, en face de la nécropole nationale de Saint-Thomas-en-Argonne.
1 - Le Monument Ossuaire de la Gruerie : Il s'agit d'un ossuaire de 850 m3 créé en 1923 pour recueillir les restes d'environ 10 000 soldats non identifiés provenant du Bois de la Gruerie. Le monument porte comme seule mention « Aux Morts de la Gruerie 1914-1918». La cérémonie d'inauguration a eu lieu le 7 juillet 1929.
Au centre d'un mur en pierre de taille lisse se dresse une victoire sculptée. Elle est enchâssée en haut-relief à l'intérieur d'une niche recouverte de palmes. Drapée à l'antique et droite comme une khorè grecque, elle prend le visage d'une Marianne coiffée du bonnet phrygien. Ses ailes sont repliées dans le dos, une main présente la flamme du souvenir et un bras levé à l'horizontal indique la sépulture collective des morts
Sculpteur : Raoul-Eugène Lamourdedieu (1877-1953)
www.Verdun-Meuse.fr
cndp.fr/crdp-reims : le monument-ossuaire de la Gruerie
Amédée Louis BOCHET Mort pour la France
Amédée Louis BOCHET est né le 11 février 1895 à le Perreux-sur-Marne. Classe 1915 Matricule 4104.
Cet oncle paternel a été blessé le 19 août 1918 au Bois des Loges.
Balle flanc gauche.
Cité à l'ordre de la brigade.
"Soldat d'une bravoure admirable, le 19 août s'est porté avec le plus profond mépris du danger à l'attaque d'un bois fortement organisé. Grièvement blessé est mort des suites de ses blessures."
Décoration : Croix de guerre "Etoile de Bronze".
A partir de la mi-septembre 1914, depuis la région de Noyon, les armées tentent de se déborder en direction du nord-ouest où le front n’est pas encore fixé. C’est le début de « la course à la mer », expression impropre qui désigne ces tentatives successives de manœuvres de débordement. Dans ce contexte, des combats particulièrement meurtriers se produisent entre Beuvraignes et Fresnières. Entre les deux, les Allemands s’emparent de Crapeaumesnil le 1er octobre 1914. Ensuite, pendant une semaine, ils s’acharnent en vain à conquérir le bois des Loges, au sud de la commune, ce qui leur aurait permis de mieux dégager la route de Roye. Les positions défendues lors de ces attaques par des soldats français des 16e et 98e R.I. resteront ensuite pratiquement inchangées jusqu’au repli allemand de la mi-mars 1917. Le 16 août 1918, le bois des Loges retient de nouveau l’attention car ce sont cette fois-ci les Allemands qui défendent âprement le site.
Journal de marche du 120ème Régiment d'Infanterie
Cet oncle paternel a été blessé le 19 août 1918 au Bois des Loges.
Balle flanc gauche.
Cité à l'ordre de la brigade.
"Soldat d'une bravoure admirable, le 19 août s'est porté avec le plus profond mépris du danger à l'attaque d'un bois fortement organisé. Grièvement blessé est mort des suites de ses blessures."
Décoration : Croix de guerre "Etoile de Bronze".
Le Bois des Loges, lieu stratégique pour les allemands
A partir de la mi-septembre 1914, depuis la région de Noyon, les armées tentent de se déborder en direction du nord-ouest où le front n’est pas encore fixé. C’est le début de « la course à la mer », expression impropre qui désigne ces tentatives successives de manœuvres de débordement. Dans ce contexte, des combats particulièrement meurtriers se produisent entre Beuvraignes et Fresnières. Entre les deux, les Allemands s’emparent de Crapeaumesnil le 1er octobre 1914. Ensuite, pendant une semaine, ils s’acharnent en vain à conquérir le bois des Loges, au sud de la commune, ce qui leur aurait permis de mieux dégager la route de Roye. Les positions défendues lors de ces attaques par des soldats français des 16e et 98e R.I. resteront ensuite pratiquement inchangées jusqu’au repli allemand de la mi-mars 1917. Le 16 août 1918, le bois des Loges retient de nouveau l’attention car ce sont cette fois-ci les Allemands qui défendent âprement le site.
Journal de marche du 120ème Régiment d'Infanterie
lundi 2 avril 2018
dimanche 1 mars 2015
Inscription à :
Articles (Atom)
